Trouver par où l’eau entre chez vous, avant de réparer
L’eau que vous voyez au plafond de votre étage a rarement traversé juste au-dessus. Elle entre par un point haut, chemine sur une panne ou sur le dessus de votre plafond, puis tombe là où elle rencontre un obstacle. C’est pourquoi une réparation faite à l’aplomb de votre tache échoue si souvent : on a traité un endroit sain, et vous repayez.
Nous faisons donc le diagnostic par le haut. Nous regardons votre faîtage, vos solins de souche, vos noues, vos rives contre le mur pignon, les entrées de ventilation et l’état du zinc en pied de versant. Si vous êtes en mitoyen, nous regardons aussi ce qui vient du toit voisin : un raccord commun mal repris fait couler l’eau chez vous deux.
Un indice utile, que vous pouvez relever vous-même avant notre venue : votre trace apparaît-elle par temps de bruine, ou seulement lors des fortes pluies ? Une infiltration permanente pointe vers un percement ou un joint ouvert. Un désordre qui ne se manifeste qu’au gros débit pointe vers une évacuation saturée, chéneau qui déborde ou descente engorgée, et non vers un trou dans votre couverture. Dites-le-nous dans votre message : nous gagnons une demi-heure sur votre toit.
À partir de quand réparer n’est plus raisonnable
Réparer chez vous a un sens tant que le reste de votre couverture tient. La bascule se lit à trois signes : vos éléments cassent par plaques et non isolément ; vos reprises se répètent au rythme des tempêtes ; votre support commence à marquer. À ce stade, chaque intervention vous fait payer une installation de chantier pour quelques mètres carrés traités, et leur somme finit par dépasser le chantier complet. Nous vous le disons quand nous le voyons, même si la petite reprise nous arrangerait.
Vous devez connaître un piège de chiffrage. Le prix au m² d’un remplacement de tuiles, entre 40 et 140 € fournitures et pose comprises, ne se transpose pas à une intervention de deux tuiles chez vous. Sur une toute petite surface, ce sont le déplacement, la mise en sécurité et le temps passé qui font votre facture, pas le m². Quand nous vous annonçons un forfait minimum, nous ne surfacturons pas : nous décrivons ce que coûte une montée sur votre toit, quelle que soit la surface touchée.
Dernier point, souvent mal réglé, et il vous coûte cher si vous vous trompez : après une tempête, le vent, la grêle et la neige relèvent de la garantie « tempête, neige et grêle » de votre contrat, pas du régime de catastrophe naturelle. Ce sont deux régimes distincts, et c’est la confusion la plus fréquente du métier. Le délai pour déclarer votre sinistre tempête est fixé par votre contrat : lisez-le, aucune durée générale ne s’applique. Seul le régime de catastrophe naturelle porte un délai réglementaire, trente jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel.