Ce que ce bâti impose à une couverture
Un symptôme unique, trois causes qui n’ont rien à voir
Le versant nord verdit vite dans la métropole : pluie fine, peu de soleil, air humide. Le symptôme est simple, la suite l’est moins. La mousse installée ne se contente pas de la surface, elle s’enracine sous les recouvrements, où elle soulève légèrement les éléments et retient l’eau contre le matériau. Puis elle meurt, se détache, et finit dans le chéneau, qu’elle charge, puis dans la descente, qu’elle bouche. Le propriétaire signale alors un débordement aux fortes pluies et cherche une fuite : il n’y en a pas.
Le bâti de la commune multiplie les cas de figure. Wattrelos garde à l’est la Rangée de l’Enfer, maisons à otils d’avant 1850 où chaque logement abritait son métier à tisser dans la pièce principale, puis les cités de la Martinoire et de la Mousserie et la ZUP de Beaulieu, bâties jusqu’aux années 1970. Cela fait plus de cent vingt ans entre les couvertures les plus anciennes et les plus récentes, avec des matériaux et des états qui ne se comparent pas. Un devis relevé dans un autre quartier n’indique rien.
Côté urbanisme, la commune est peu contrainte. Environ 17 % du territoire est compris dans la servitude de protection des monuments historiques, engendrée par les bourloires inscrites de la ville, dont le café-bourloire Le Carin et celui du Cercle Saint-Paul, et par l’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus. Plus de huit adresses sur dix sont donc hors périmètre : si l’aspect extérieur change, une déclaration préalable ordinaire suffit, instruite en un mois ; si l’intervention se fait à l’identique, il n’y a rien à déclarer.