Ce que ce bâti impose à une couverture
Ce que le versant nord signale avant tout le monde
Le premier signalement wasquehalien est presque toujours le même : un versant nord qui verdit et qui reverdit, quel que soit le produit passé dessus. La pluie fine, le peu de soleil et l’air humide de la métropole y suffisent. Ce n’est pas seulement une question d’aspect. La mousse enracinée sous les recouvrements soulève les éléments et retient l’eau contre le matériau ; la mousse morte finit dans le chéneau, où elle bouche la descente. Le désordre esthétique d’une année devient l’infiltration de la suivante.
L’explication tient au bâti. La terre argileuse du Capreau a permis l’installation de briqueteries à Wasquehal, et l’essor industriel y a fait apparaître des cités ouvrières : la cité Saint-Gobain devenue cité de la Paix au Pharos, la cité des Quatre-Ormeaux, la cité Girolou. Ces ensembles se caractérisent par des maisons en bandes, des versants continus d’une habitation à l’autre et des évacuations partagées. Une reprise ne s’arrête donc pas toujours à la limite de propriété, et la rive contre le mur mitoyen devient un point de contrôle à part entière.
Environ 21 % du territoire de Wasquehal est compris dans la servitude de protection des monuments historiques, engendrée surtout par le groupe scolaire du centre, puis par la bourloire Saint-Éloi, l’ancien palais Vaissier et un pigeonnier protégé. Sur ce cinquième de commune, une modification de l’aspect extérieur passe par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France et l’instruction de la déclaration préalable est portée à deux mois. Un nettoyage ou un démoussage, qui ne modifient rien, n’ouvrent aucun dossier.