Ce que ce bâti impose à une couverture
Le versant nord, le comble, et la maison faschoise
Deux constats amènent ici la plupart des demandes. Le premier est visuel : un versant nord entièrement vert, une mousse qui revient chaque année malgré les traitements. Elle n’est pas seulement inesthétique, elle retient l’eau contre le matériau et soulève les éléments sous les recouvrements. Le second est thermique : un étage sous comble impossible à chauffer l’hiver et invivable l’été. Les deux se règlent par le toit, mais pas par la même prestation, et surtout pas au même prix. Les confondre coûte cher.
Le bâti faschois explique cette dominante. La commune est née de deux noyaux implantés sur le plateau du Mélantois, le village de Faches et le hameau de Thumesnil, longtemps séparés par plus d’un kilomètre de terres. La jonction s’est faite par du pavillonnaire, et la maison individuelle représente encore plus de sept logements sur dix. Une maison individuelle, c’est des versants exposés différemment, un comble accessible et un propriétaire unique qui décide seul : trois conditions qu’on n’a jamais en immeuble collectif.
Sur le plan réglementaire, Faches-Thumesnil fait exception dans la couronne lilloise. Seule une frange nord, moins de 1 % du territoire, est comprise dans le périmètre de protection engendré par le jardin des plantes de Lille. Ailleurs, aucune servitude de monument historique ni site patrimonial remarquable n’est recensé sur la commune. Une déclaration préalable reste due dès que l’aspect extérieur change, mais son instruction tient dans le délai courant d’un mois, sans avis de l’Architecte des Bâtiments de France à attendre.