Ce que ce bâti impose à une couverture
Au nord la maison lilloise, au sud le lotissement
La voie ferrée coupe Ronchin en deux. Au nord se dressent des bâtiments semblables à ceux de Lille : maisons jointives sur parcelles étroites, versants raides, zinguerie encaissée. Au sud s’étendent des lotissements. Entre 1950 et 1960, les deux parties ont été réunies par la Cité jardins, tandis que les villas Lebrun, bâties en 1906, se disposent en épi sur rue plutôt qu’alignées sur la voie. Trois âges de construction, trois manières de couvrir, sur un territoire qu’on traverse à pied en vingt minutes.
Chaque moitié a ses points faibles. Au nord, l’eau des versants tombe dans un canal encaissé et repart le long de la façade : un chéneau qui déborde s’y signale par une tache au plafond de l’étage, jamais en levant la tête depuis le trottoir. Au sud, les toitures des lotissements sont plus simples et plus accessibles, mais elles ont l’âge de leur lotissement : les tuiles béton, dont la durée de vie observée va de 30 à 50 ans, y arrivent en bout de course toutes en même temps, rue par rue.
Environ 13 % de Ronchin est couvert par la servitude de protection des monuments historiques, presque entièrement engendrée par l’église Sainte-Rictrude, classée par arrêté du 12 octobre 1920. Le centre ancien est donc concerné, les quartiers sud ne le sont pas. La distinction est très pratique : dans le périmètre, l’instruction d’une déclaration préalable passe à deux mois et l’Architecte des Bâtiments de France se prononce sur le matériau et la teinte ; hors périmètre, un mois suffit.