Ce que ce bâti impose à une couverture
Ce que le périmètre protégé impose à une toiture lambersartoise
Le site patrimonial remarquable de Lambersart couvre près de la moitié du territoire, et la servitude de protection des monuments historiques environ 44 % de la commune, portée notamment par la villa Saint-Charles, la villa Saint-Georges et la villa Paul Sdez. Une couverture visible depuis la rue ne s’y change donc pas librement : le dossier passe devant l’Architecte des Bâtiments de France, et l’instruction d’une déclaration préalable y passe d’un mois à deux.
Concrètement, l’avis porte sur ce qui se voit : le matériau et la teinte. Une rénovation strictement à l’identique, mêmes éléments et même nuance, n’est pas une modification d’aspect extérieur et n’ouvre aucune déclaration. Remplacer une ardoise naturelle par une ardoise en fibre-ciment en est une, même si la silhouette du toit ne bouge pas d’un centimètre. Cet arbitrage a un coût mesurable : les sources donnent 80 à 270 € le m² posé pour l’ardoise naturelle, 50 à 100 € pour la fibre-ciment. Chantier chiffré après visite.
Le bâti lambersartois explique pourquoi la question se pose si souvent. La construction de la citadelle de Lille a transformé une partie du parcellaire communal en briqueterie, et ce sont les briques faites ici qui ont servi à la bâtir ; le quartier de la Briqueterie en garde le nom. Cette matière se retrouve partout en façade et en pignon : une rive descellée contre un mur de brique laisse l’eau descendre dans son épaisseur, chez le voisin autant que chez soi.