Ce que ce bâti impose à une couverture
Quatre édifices protégés, et le périmètre qu’ils dessinent
Environ 17 % de Marcq-en-Barœul relève de la servitude de protection des monuments historiques. Elle est engendrée par l’église Saint-Vincent, par la chapelle octogonale du Lazaro, par la chapelle Notre-Dame des Malades et par le château du Vert-Bois. Comme les quatre sont dispersés, le périmètre ne forme pas une tache unique au centre de la commune mais plusieurs zones, ce qui rend l’intuition trompeuse : une adresse éloignée du centre peut être concernée, une adresse centrale peut ne pas l’être. Le zonage se lève en mairie, jamais au jugé.
Dans ces zones, un projet modifiant l’aspect extérieur passe par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, et l’instruction d’une déclaration préalable est portée à deux mois au lieu d’un. L’avis porte sur le matériau et sa teinte. Une conséquence pratique en découle : il faut lever le zonage avant de faire établir des devis, sinon on compare des propositions dont certaines ne seront pas autorisées. Ce mois supplémentaire se planifie aussi, car une toiture ne s’ouvre pas volontiers en plein hiver.
Le bâti marcquois porte encore les deux vies de la commune. Village de maraîchers et d’horticulteurs devenu ville industrielle au XIXe siècle, Marcq-en-Barœul conserve une ancienne forge entièrement en briques, aux murs intérieurs à rouges-barres, ainsi que des maisons Art-déco de 1933 comme la maison Notelaers et la maison Duprez. Une couverture Art-déco a souvent des lignes franches, des rives marquées et des ouvrages de zinc apparents : ce sont précisément les éléments sur lesquels un avis se prononce, et ceux qu’un remplacement standard efface sans le vouloir.