Ce que ce bâti impose à une couverture
La pierre extraite sous la commune, et ce qu’elle porte
Wattignies a longtemps disposé d’un réseau étendu de carrières souterraines, et les pierres qui en sont sorties restent visibles sur des maisons de la commune. La maison du régisseur du château, datée de 1830, y est bâtie en style picard sous un toit ardoisé. Ce vocabulaire n’est pas anodin pour une couverture : l’ardoise se pose au crochet ou au clou sur un support régulier, se coupe pour épouser les noues et les rives, et ne pardonne pas un support qui a bougé.
Sur ce type de bâti, deux désordres dominent. Le premier vient de la ligne de crête : un faîtage scellé au mortier travaille avec les cycles de gel. Il se descelle, laisse passer, et se reprend entre 45 et 110 € le mètre linéaire pose comprise, quand un faîtage à sec est donné de 48 à 165 €. Le second vient des ardoises isolées qui glissent après un coup de vent : le risque n’est pas là où il manque un élément, mais sur les voisines désolidarisées.
Sur le plan des autorisations, Wattignies est peu contrainte. La servitude de protection des monuments historiques ne couvre qu’environ 1,5 % du territoire, autour de l’église Saint-Martin. Sur la très grande majorité de la commune, une rénovation de couverture ne relève ni de l’Architecte des Bâtiments de France ni d’un site patrimonial remarquable. La déclaration préalable reste due si l’aspect extérieur change, mais son instruction tient dans le délai courant d’un mois, sans avis extérieur à attendre.