Ce que ce bâti impose à une couverture
De la tache au plafond au point d’entrée réel
Le désordre le plus courant se présente toujours de la même façon : une auréole au plafond de la chambre du haut, qui grandit un peu à chaque grosse pluie et sèche entre deux. L’eau qui apparaît là n’a presque jamais traversé juste au-dessus. Elle entre par un point haut, chemine sur une pièce de bois ou sur le dessus du plafond, puis tombe où elle rencontre un obstacle. Réparer à l’aplomb de la tache revient à traiter un endroit sain.
Le bâti madeleinois donne à ce scénario deux décors distincts. À Berkem, les grandes firmes textiles ont édifié des habitations ouvrières et les courées s’y sont multipliées : parcelles étroites, murs mitoyens partout, évacuations qui longent des propriétés voisines. Vers 1930, les lois Ribot-Loucheur ont fait naître près de la place du Marché des rues entières d’habitations individuelles, avenue Joffre et rue Clemenceau, plus régulières mais du même âge. Un bâti de cet âge a en général déjà connu une reprise de couverture.
Reste la question du droit à faire. Environ 28 % du territoire de La Madeleine est compris dans la servitude de protection des monuments historiques, autour du couvent des Dominicains, de l’usine élévatoire de Saint-André et de la porte de Gand avec l’ensemble des fortifications. Dans ces périmètres, un changement d’aspect visible passe devant l’Architecte des Bâtiments de France et l’instruction d’une déclaration préalable est portée à deux mois. Ailleurs, un mois suffit.