Ce que ce bâti impose à une couverture
Trois couches de bâti superposées sur un même territoire
Villeneuve-d’Ascq superpose trois anciens villages et une ville nouvelle lancée en 1967. Le château de Flers, petit édifice flamand du XVIIe siècle entouré de douves, et de nombreuses fermes conservées y voisinent avec les quartiers sortis de terre à partir des années 1970. Pour une couverture, ce n’est pas une curiosité d’histoire locale : ce sont trois familles de toitures dans la même commune, avec des pentes, des matériaux et des âges de pose sans rien de commun, donc trois façons de vieillir.
Sur les corps de ferme, les versants sont longs et peu accidentés, mais les faîtages courent sur des dizaines de mètres et les souches de cheminée y sont nombreuses : le descellement de la ligne de crête arrive avant l’usure du couvert. Sur les maisons des années 1970, le matériau dominant est la tuile béton, dont la durée de vie observée va de 30 à 50 ans en conditions normales de pose et d’entretien. Ces toitures entrent aujourd’hui dans la seconde moitié de cette fourchette.
Le zonage réserve une surprise. Environ 27 % du territoire est couvert par la servitude de protection des monuments historiques, mais cette part n’est pas d’un seul tenant : elle se répartit en une vingtaine de périmètres distincts, autour du château de Flers, des fermes anciennes, des moulins et de la motte féodale dite Motte Quiquempoix. Deux maisons du même quartier peuvent donc relever de régimes différents. Le zonage se vérifie à l’adresse, car l’instruction d’une déclaration préalable y passe d’un mois à deux.