Ce que ce bâti impose à une couverture
Un périmètre protégé engendré par un ouvrage de 1965
Environ 19 % du territoire de Mons-en-Barœul est compris dans la servitude de protection des monuments historiques. Elle est engendrée pour l’essentiel par la chaufferie collective de la zone à urbaniser en priorité, inscrite en 2001, et par la salle des fêtes de Fives voisine. Autrement dit, ce n’est pas une église médiévale qui contraint ici, c’est un ouvrage technique des années soixante. Dans le périmètre, l’instruction d’une déclaration préalable passe d’un à deux mois, et l’Architecte des Bâtiments de France se prononce sur ce qui se voit.
Pour une couverture, cet avis porte sur deux choses seulement, mais ce sont celles qui pèsent le plus sur un devis : le matériau et sa teinte. Un propriétaire qui espérait passer d’une ardoise naturelle, chiffrée de 80 à 270 € le m² posé, à une ardoise en fibre-ciment donnée de 50 à 100 €, peut se voir renvoyé au matériau d’origine. Il faut donc lever le zonage en mairie avant de comparer des devis, sans quoi on compare des chantiers qui ne seront pas autorisés.
Le bâti monsois se lit en trois couches. Plusieurs rues sont bordées de maisons du début du XXe siècle dessinées par l’architecte Gabriel Pagnerre. Vient ensuite le lotissement des Sarts, bâti de 1954 à 1959. Puis la zone à urbaniser en priorité ouverte en 1965, qui y a dressé les Tours de l’Europe. Une maison Pagnerre et un pavillon des Sarts n’ont ni la même pente, ni le même âge de couverture : un prix au mètre carré ne veut rien dire tant qu’on ignore de laquelle on parle.