Ce que ce bâti impose à une couverture
Ce que la pierre de Lezennes change à un toit loossois
Le sous-sol de Loos a fourni la craie dite pierre de Lezennes, extraite en carrières souterraines et employée traditionnellement en mélange avec la brique. En surface, la ville associe un beffroi néo-flamand de 1883 et d’anciennes usines textiles installées depuis 1875. Ce mélange n’est pas un détail d’érudition : une couverture ne repose pas de la même manière sur un mur de craie tendre et sur un mur de brique, et les scellements et les solins n’y vieillissent pas au même rythme.
Trois désordres reviennent sur ce type de bâti. Le premier est le descellement en tête : un faîtage scellé au mortier travaille avec les cycles de gel, et la ligne de crête est le premier ouvrage à lâcher. Le deuxième est le solin, ce raccord entre la couverture et un mur ou une souche, qui se rabat et se refixe tant qu’il n’est pas ouvert. Le troisième tient aux bâtiments industriels reconvertis : de grandes surfaces couvertes, souvent en plaques, dont personne ne connaît l’historique de pose.
Environ 30 % de Loos relève de la servitude de protection des monuments historiques, engendrée par l’hôtel de ville et son beffroi, par le monument et la crypte aux morts du cimetière Leclerc et par le château de Landas. Sur ce tiers de commune, une modification de l’aspect extérieur passe par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, et l’instruction de la déclaration préalable est portée à deux mois. Le zonage exact se vérifie en mairie, adresse par adresse.